Du tableau de mandats d'aujourd'hui à l'orchestration complète de l'exécution des décisions, en trois phases. Pour les investisseurs, les régulateurs et les partenaires.
Tout repose sur une distinction que nous ne franchirons jamais. Les déterminations administratives — la complétude d'un dossier, la conformité du format, l'acheminement au bon endroit — peuvent être automatisées. Les déterminations juridiques — la validité, la compétence, la suffisance d'une signification — relèvent toujours d'un officier humain désigné, identifiable et responsable.
Cet invariant n'est pas une contrainte de la phase 1 qu'on relâcherait plus tard : il tient dans les trois phases, sans exception.
La place de marché met déjà quatre assistants IA au travail, tous encadrés par le même invariant : l'IA propose, un humain décide. Dans un contexte d'exécution judiciaire, ce garde-fou n'est pas négociable.
Les suggestions deviennent des flux, à l'intérieur de l'invariant. Les vérifications de complétude et de format sont automatisées; chaque détermination juridique est acheminée à un humain — aucun échantillonnage, aucune exception. Le jumelage devient un classement des candidats fondé sur des règles (territoire, charge, délais); l'assignation demeure une décision humaine.
Les preuves de signification structurées (horodatage, géolocalisation) sont versées au dossier sous des garde-fous nommés : finalité limitée à la preuve de la signification, durée de conservation plafonnée, et encadrement soumis à l'examen de la Commission d'accès à l'information (CAI).
La phase 3 n'est pas la génération d'actes. Les huissiers de justice sont des officiers de justice, avec une responsabilité professionnelle personnelle : aucun système ne génère ni ne signifie un acte à leur place. Le système orchestre le cycle de vie d'un mandat signé par un huissier — répartition, suivi, statut, clôture — avec une visibilité en temps réel pour le citoyen, l'officier et le tribunal. La signature ne quitte jamais l'officier.
Chaque étape s'inscrit dans un journal d'audit à ajout seul (append-only), vérifiable par cryptographie, dont la conservation est alignée sur la Loi 25 et sur les exigences de tenue des dossiers judiciaires.
L'exécution des décisions est le maillon le plus manuel de la chaîne judiciaire québécoise. En commençant par l'organisation (phase 1), nous bâtissons les données structurées qui rendent les phases 2 et 3 possibles — et auditables. Chaque phase est validée avec la Chambre des huissiers de justice du Québec (actes professionnels), le ministère de la Justice du Québec (intégration aux processus judiciaires) et la CAI (protection des renseignements personnels) avant d'avancer.
Une vision par phases sans modes d'échec est un argumentaire, pas un plan. Trois points de blocage pourraient retarder ou redimensionner ce calendrier :